HISTORIQUE

Comme d’autres quartiers de la capitale, la rue du conservatoire, fut longtemps située sur des terrains constitués de marais. Des cabaretiers et marchands de vins s’installèrent progressivement, car des vignes existaient alors alentour. C’est un procureur qui fera bâtir au milieu du XVIIè siècle la première résidence de prestige (construction tenant à la fois de la maison de plaisance et de la ferme). On assiste alors progressivement à un début timide d’urbanisation.

L’hôtel Peyris Opéra se situe actuellement sur une partie des terrains (plan, annexe I) qui abritèrent le siège de l’administration des Menus Plaisirs. Les Menus Plaisirs formaient une branche importante de l’administration du roi Louis XIV (1638-1715). En pratique, elle comprenait la préparation de cérémonies, fêtes et spectacles de cour. En 1795, le Conservatoire de Musique y est installé (exactement : Ecole Royale de Chant et de déclamation, qui fut fondée en 1784) ; la déclamation n’était vue, à cette époque, que comme une partie de la formation musicale. En 1806, un décret met en place un véritable enseignement de l’art dramatique. Après la révolution de 1830, les Menus Plaisirs disparaissent définitivement.

Entre 1830 et 1848, Louis Napoléon Bonaparte (Napoléon III) charge le baron Haussmann d’« assainir » Paris. Des règlements imposent des normes très strictes. Concernant la façade de l’immeuble : celle-ci doit être en pierre de taille et de couleur beige, marquée par des striures au niveau du rez- de -chaussée et du premier étage. Moulures, frontons et corniches sont aussi souvent présents ; d’une hauteur de 5 à 6 étages avec chambres de bonnes au-dessus, toit en ardoise, mansardes et porte cochère. Les balcons sont situés au 2ème étage (étage « noble », avant l’apparition de l’ascenseur en 1870) ; ils sont généralement filants (sans interruption d’une extrémité à l’autre de l’immeuble). Les pièces se trouvent donc souvent en enfilade sur la façade et donnent sur rue.

Du point de vue de l’occupation des étages, le rez-de-chaussée est le plus souvent composé de boutiques ; l’entresol (notre premier étage actuel) est occupé généralement par des commerçants et sa hauteur sous plafond est réduite. Cet étage s’explique par la nécessité de faire rentrer des voitures à chevaux par les portes cochères qui s’ouvrent sur les deux premiers niveaux.

L’hôtel Peyris Opéra est situé dans un bâtiment dont la construction date de la fin du 19èmesiècle. L’immeuble est par conséquent de type haussmannien. A l’époque, il n’existait pas de 5ème étage ; celui-ci a été édifié, par la suite pour loger le personnel de l’hôtel. La porte cochère menait à une cour intérieure ouverte (salon actuel). En 1902, Monsieur Peyris ouvre la « Maison de Famille Peyris ». Chaque étage a sa salle de bains ; les parquets sont en point de Hongrie (c'est-à-dire à la mode haussmannienne). Le rez-de-chaussée est occupé par un coiffeur, un boucher, un charcutier, plus tard par une « stoppeuse » (couturière spécialisée dans la « reprise » de trous microscopiques sur toutes sortes de tissus).En 1912, l’ensemble de l’immeuble est transformé en hôtel-pension. Les commerces disparaissent et laissent la place à une salle à manger, recevant les pensionnaires de l’hôtel. Pendant la première guerre mondiale (1914/1918) les occupants investissent les lieux. Puis, l’hôtel est remis en état. En 1955, la cour intérieure est couverte par un plafond composé de pavés de verre. En 1963 l’ascenseur est installé.

Devenant âgée, Madame Peyris (ex-Hustaix), ayant pris la suite de son père à la tête de l’établissement, décide de céder sa propriété. En 1973, les parents du propriétaire actuel acquièrent l’hôtel PEYRIS. La salle à manger (angle rue Richer, rue du conservatoire) est transformée en restaurant, indépendant de l’hôtel ; celui-ci est ouvert au public extérieur, sous le nom de « La Balancette » ; l’autre partie étant utilisée pour le service des petits déjeuners. Dans les années 1980, chaque chambre a depuis quelques décennies déjà sa salle de bains, et désormais un téléviseur. En 1994, la gestion est désormais dans les mains d’une génération jeune et dynamique. Suite à des travaux de rénovation, l’hôtel Peyris est classé en catégorie 3 étoiles. L’installation de la climatisation est réalisée à l’aube du XXI è siècle.

En 2004, l’hôtel sert de décor au tournage du film: « Le promeneur du Champs de Mars » avec dans le rôle principal : Michel Bouquet, comédien récompensé pour ce film en 2005 par le César du meilleur acteur. La proximité du Conservatoire National d’Art Dramatique (d’où le nom de la rue dans laquelle se situe l’hôtel) draine régulièrement vers le restaurant « Le Jardinier », se situant dans les murs de l’hôtel, des professeurs (comédiens en activité) plusieurs fois césarisés, de renommée internationale. Le restaurant a fermé en 2014.

En 2010, l’hôtel Peyris devient l’hôtel PEYRIS OPERA.

En 2014, prennent fin des travaux qui donnent à l’établissement un esprit boutique-hôtel-de-charme. Les clients sont accueillis dans des chambres aux coloris gais et dynamiques, dont les meubles et l’ambiance ont été pensés par le président directeur général. L’accueil, les bar, salon et salle de petit-déjeuner gardent leur atmosphère Napoléon III,... revisitée. Des toiles abstraites, à la personnalité unique pour chaque chambre, sont réalisées par les actuels exploitants, complétant ainsi la personnalisation du lieu de séjour de chaque client et rappelant à nos nombreux visiteurs que l’hôtel est situé dans un quartier à caractère artistique.

Rappelons, à quelques pas, le Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique (au 2 rue du conservatoire), qui a formé depuis une cinquantaine d’années un bon nombre d’éminents comédiens du théâtre et du cinéma français; et l’existence de nombreux théâtres (Théâtre des Nouveautés, Théâtre st Georges, etc..) . L’hôtel est également proche de la salle des ventes d’objets d’art Richelieu Drouot. L’Opéra Garnier présente régulièrement des ballets classiques d’une qualité mondialement reconnue. L’Olympia, les salles de spectacle du Rex et des Folies Bergère laissent la part belle aux chanteurs actuels.

L’architecture des immeubles qui entourent l’hôtel Peyris Opéra ramène plus d’un siècle en arrière le piéton qui s’y promène et se laisse perdre dans le dédale des rues qui cachent parfois des lieux surprenants... (annexe II).N’oublions pas, non plus, l’église saint Eugène-sainte Cécile portant le nom de deux patrons Saint-Eugène en l’honneur de Eugénie, femme de Napoléon III qui modernisa le quartier et Sainte Cécile, la sainte patronne des musiciens. C’est la première église de Paris à être entièrement métallique. L’aménagement insolite de cet endroit est dû à Eugène Viollet-le- Duc, architecte très connu du 19è siècle. Et pour terminer sur une note anecdotique : l’écrivain Jules Verne se maria dans ce lieu en 1857.

Alors, bonne promenade et bon séjour au cœur de Paris !

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